La version originale de cet article a été publiée au Huffington Post et partagée par plus de 10 000 personnes à travers le monde! https://www.huffingtonpost.com/catherine-orer/7-mistakes-that-are-keepi_b_9106054.html

Si vous êtes comme moi, vous en avez assez d’entendre parler du mythe de l’artiste affamé. S’il y a bien quelque chose que je ne crois pas, c’est le stéréotype qui dit que les artistes ne sont pas en mesure de réussir en affaires et vivre de leur art.

Alors, que faire quand la seule chose qui vous allume vraiment et qui fait en sorte que vous avez envie de vous lever chaque matin ne vous permet pas encore de payer les comptes?

Selon moi, vous avez deux options :

Option 1 : vous gardez votre passion comme un passe-temps et vous vous traînez péniblement, chaque matin, à votre emploi de jour.

Ou

Option 2 : vous élaborez un plan personnel, professionnel et financier, vous faites face à la résistance et transformez cette passion en une entreprise prospère.

Je connais très bien ces deux options. Je les ai testées. Non, je ne suis pas une artiste professionnelle, mais je travaille dans le monde des arts et croyez-moi, j’ai dû surmonter ma part d’obstacles pour en arriver où je suis aujourd’hui.

À travers mes apprentissages dans le monde de l’art et les collaborations développées avec des artistes de tous horizons, affamés ou en plein essor, j’ai pu définir des raisons très précises qui font que les artistes prospères sont prospères et les artistes affamés sont… affamés.

Brièvement, voici les 7 erreurs qui, selon moi, empêchent les artistes affamés de prospérer.

Erreur 1 : ils ne sont pas clairs sur les objectifs.
Quand je demande aux artistes que je côtoie quelle est leur vision pour leur carrière artistique, la réponse la plus commune est « de vendre mon art ». Ça, mes amis, ce n’est pas une vision, ni un objectif. Pour avoir une carrière artistique prospère, vous devez savoir exactement ce que vous voulez et créer un plan pour y arriver. Sans une vision claire, vous ne faites que deviner et espérer.

Erreur 2 : Leur stratégie de prix ne fonctionne pas.
Beaucoup trop d’artistes se vendent eux-mêmes et leur art à prix beaucoup trop bas parce qu’ils croient que c’est ce qui les empêche de vendre. Le fait que le marché de l’art soit l’un des marchés les moins transparents n’aide pas les artistes à être clairs et confiants à propos de leur prix. Une chose est certaine : les gens vous prendront au sérieux et valoriseront votre art seulement lorsque vous accorderez de la vraie valeur à votre travail. Pas l’inverse.

Erreur 3 : Ils n’utilisent pas le pouvoir de la narration (storytelling)
Les réseaux sociaux ont révolutionné la façon de communiquer des artistes. Il y a seulement quelques années, toutes les communications entre l’artiste et les collectionneurs se faisaient par l’entremise du propriétaire de la galerie d’art. Aujourd’hui, les artistes ont l’occasion de créer leur propre marque, bâtir des relations et entrer en contact directement avec leurs communautés par le biais de la narration. Je ne dis pas que les galeries d’art n’ont plus leur place, au contraire; mais les artistes ont la possibilité de contrôler leur message et ne s’appuient plus uniquement sur eux pour être vus.

Erreur 4 : Ils ne sont pas constants.
Appelez ça de la constance, appelez ça de la cohérence, appelez ça comme bon vous semble, en tant qu’entrepreneur (parce que c’est ce que sont les artistes, des entrepreneurs!) il peut être difficile de rester concentrer sur ce qui est important et de faire ce qui doit être fait. Bâtir une entreprise créative, ça prend du temps. Alors quand les artistes sautent d’une idée à l’autre, sans vraiment aller au fond des choses, plusieurs belles occasions sont souvent manquées.

Erreur 5 : Ils ne sentent pas à l’aise de se promouvoir.
La vente a une mauvaise réputation dans le monde de l’art. Plusieurs artistes pensent que la vente est indigne d’eux ou que les collectionneurs ne les prendront pas au sérieux s’ils se promeuvent. Ça ne peut pas être plus éloigné de la vérité! Les collectionneurs veulent voir les artistes qu’ils suivent obtenir de la visibilité et des ventes parce que cela les rassure dans leur décision d’investir dans ces artistes.

Erreur 6 : Ils ne tolèrent pas le rejet.
Comme entrepreneurs, les artistes doivent apprendre que le rejet fait simplement parti du processus, et qu’ils obtiendront beaucoup plus de non que de oui tout au long de leur carrière. Et ce sont les artistes qui persévèrent, ceux qui n’arrêtent pas après s’être fait dire non encore et encore, qui écoutent les commentaires et agissent en conséquence qui finissent par réussir.

Erreur 7 : Ils ne font pas de suivi
Tant d’occasions sont manquées à cause d’un manque constant de suivis. Peut-être est-ce dû à la peur du rejet, mais de nombreux artistes manquent des opportunités de vente ou de visibilité seulement parce qu’ils ne font pas de suivi auprès de leurs contacts. C’est aussi simple que ça.

La plupart du temps, quelques petits changements au niveau de l’état d’esprit et au niveau de la manière dont les artistes gèrent leur entreprise peuvent faire une énorme différence dans les revenus à la fin de l’année.

De quelle(s) erreur(s) êtes-vous coupable et quelles sont les prochaines actions que vous ferez pour y remédier? Faites-nous savoir dans la section des commentaires!

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