Est-ce que je vous ai déjà raconté comment je suis devenue entrepreneure? Je sais que je projette une belle confiance en moi actuellement, mais croyez-moi, ça n’a pas toujours été le cas.

Mon parcours remonte au moment où j’avais 17 ans et qu’un de mes enseignants m’a dit que je devrais laisser tomber l’idée d’obtenir un diplôme en arts. Je me souviens de ses mots comme si c’était hier… Il m’a dit :

« Catherine, je vais te parler comme si tu étais ma fille, parce que je crois que tu as tout ce qu’il faut pour avoir une carrière brillante. Ne te dirige pas dans un programme destiné aux arts, tu en arracheras toute ta vie. »

Alors, comme une bonne jeune femme obéissante, j’ai écouté son conseil et j’ai gradué en relations publiques et marketing à la place.

Aussitôt que j’ai eu mon diplôme, j’ai été embauchée par une importante marque pour faire des relations publiques et en quelques mois, j’ai été promue à un poste important dans ce domaine. À 25 ans, j’étais à la tête du service des communications corporatives d’une importante entreprise multinationale.

Mais… j’étais plus misérable que jamais.

Rapidement, c’est devenu insoutenable. Je savais que je ne pouvais pas continuer à vivre comme ça pour les 30-40 prochaines années. J’avais seulement 25 ans : comment avais-je pu devenir aussi triste et cynique?

Tout le monde autour de moi pensait que j’avais tout ce qu’il fallait pour être heureuse… Comment pourrais-je les décevoir?

Aussi, je savais que je voulais autre chose pour ma vie.

Qu’est-il arrivé ensuite? En l’espace d’un an, j’ai quitté mon emploi et je suis déménagée à Paris où j’ai étudié l’histoire de l’art et le marché de l’art chez Christie’s Education. Pendant que j’étais là, j’ai eu un emploi à temps partiel dans une galerie du quartier Le Marais et j’ai fait de petits stages chez Christie’s. Un an plus tard, je suis revenue au Canada où j’ai travaillé pour l’une des plus importantes galeries d’art moderne et contemporain à Montréal, faisant la promotion du travail d’artistes dans les foires d’art internationales et travaillant individuellement avec des artistes pour les aider à faire croître leur entreprise.

Aujourd’hui, je suis propriétaire d’une entreprise aux bases solides et je passe mes journées à faire ce que j’aime : aider les artistes à faire croître leur entreprise créative et leur carrière, tout en contribuant à ma communauté.

Pourquoi est-ce que je vous raconte tout ça aujourd’hui? Parce que si ça a été possible pour moi, ça l’est pour aussi pour vous.

Quand je me suis lancée, je n’avais pas de famille, d’amis ou de connaissance qui travaillait dans le monde de l’art.

Personne n’a payé mes frais de scolarité et d’études : j’ai eu à me frayer un chemin à travers tout ça et les investissements que j’ai fait, je les ferais encore!

Ayant traversé tout ça, voici ce que j’aimerais que vous reteniez de mon histoire pour vous aider à vous frayer votre propre chemin dans le monde de l’entrepreneuriat.

*Demandez de l’aide : au début, j’étais dépassée et je croyais que je ne pourrais pas quitter mon emploi. J’ai contacté une professionnelle qui m’a aidé à me remettre sur les rails, personnellement et professionnellement. Aujourd’hui encore, je continue de demander de l’aide à des coachs et à des mentors tandis que mon entreprise grandit parce qu’il me serait impossible d’y arriver seule tout en gardant un œil critique.

*Créez un plan : j’avais une vision, un plan pour concrétiser cette vision, et un budget pour y arriver. Je savais que j’aurais à dépenser de l’argent pour aller étudier à Paris, réseauter et commencer ce nouveau chapitre de ma carrière. Alors, j’ai créé une feuille de calcul et j’ai fait le suivi de chaque cent dépensé afin de pouvoir m’offrir ce qui comptait réellement pour moi.

*Réseautez : la première chose que j’ai fait quand je suis arrivée à Paris et quand j’ai planifié de revenir à Montréal, ça a été de connecter avec autant de personne que possible afin d’agrandir mon réseau dans ce milieu qui m’était inconnu. J’ai été surprise de voir le nombre de gens qui étaient prêts à m’aider et à me présenter à leur propre réseau! Plusieurs occasions ont frappé à ma porte mais aucune d’elles ne se serait produite si j’étais restée à la maison.

*Ne laissez pas la résistance prendre le dessus : Est-ce que ça a été difficile? Oui! Est-ce que j’ai voulu tout quitter? Oui, souvent! Même si j’étais plus effrayée que jamais (et je le suis parfois encore!), j’ai décidé qu’être entrepreneure était non-négociable pour moi et j’ai arrêté de me trouver des excuses. C’est à ce moment que les choses ont commencé à changer pour moi.

*Arrêtez d’écouter les conseils de tout le monde : tout le monde a une opinion : augmentez vos prix! Baissez vos prix! Soyez vu sur Instagram! N’utilisez pas Twitter! Vous ne pouvez pas écouter les conseils de tout le monde sur ce que vous devriez faire pour vendre davantage (spécialement ceux qui parlent, mais qui ne passent pas à l’action). À moins que nous soyons entrain de parler de gens qui sont passés par où vous êtes, oubliez ça et concentrez-vous sur vos objectifs.

Finalement, mon enseignant avait raison, j’aurai une belle carrière. Il avait seulement tort lorsqu’il disait que ce ne serait pas dans le domaine des arts.

Je ne suis pas plus brillante ou connue que vous, j’ai seulement posé des actions de façon constante chaque jour de mon parcours.

À quoi ressemble votre parcours entrepreneurial? Quels sont les conseils et les leçons que vous aimeriez partager? J’aimerais connaître votre histoire. Écrivez-moi dans les commentaires et discutons! Vous savez que j’aime avoir de vos nouvelles.

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